Collectif Anti-Jeux Olympiques | CAJO

mai 27, 2006

« Une espèce de clé pour ouvrir les portes » Guy Drut

Filed under: CIO et CNOSF — cajo @ 10:47

Prenez un sauteur de haies qui en des temps éloignés rapporta une médaille à la France.

Enlevez-lui ses haies : il contracte un emploi fictif qui lui rapporte 118 000 euros.

Placez-le devant le tribunal correctionel de Paris : il est reconnu coupable de recel d’abus de confiance et est condamné à 15 mois de prison avec sursis et 50 000 euros d’amende.

Mélangez le tout dans dans une « république bananière ».

Vous obtiendrez une amnistie présidentielle et un ancien sportif blanc comme neige prêt à réintégrer le Commité international olympique, organisation familière de ce genre de corrupteur.

Selon vos goûts vous pouvez saupoudrer d’un premier ministre qui estime qu’il n’y a «aucune raison de polémiquer».

Avertissement : Certaines personnes peuvent ne pas supporter le retour des privilèges.

mai 16, 2006

Allemagne 2006 – Coupe du monde de foot

Filed under: Sport et prostitution — cajo @ 8:48

ACHETER DU SEXE N’EST PAS UN SPORT.

DITES NON À LA PROSTITUTION DES FEMMES

PENDANT LA COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2006

(Coalition contre la traite des femmes)

Du 9 juin au 9 juillet 2006, 12 villes allemandes accueilleront la coupe du monde de Football. 36 millions de spectateurs environ – majoritairement des hommes – sont attendus ; et l’on estime à 40 000 le nombre de femmes « importées » d’Europe Centrale et d’Europe de l’Est vers l’Allemagne pour les « servir sexuellement ».

L’Allemagne a légalisé le proxénétisme et l’industrie du sexe en 2002. Pourtant les quartiers réservés ne pourront contenir les milliers de touristes sportifs/sexuels prévus. En prévision de cet afflux, l’industrie du sexe Allemande a érigé un gigantesque complexe prostitutionnel en prévision du « boom commercial » durant la Coupe du Monde.

« Le football et le sexe vont de pair » déclare l’avocat du nouveau méga bordel de 3000 m², pouvant accueillir 650 clients masculins, construit à côté du principal stade de la Coupe du Monde à Berlin . Sur des zones clôturées de la taille d’un terrain de football, on a construit des « cabanes du sexe » ressemblant à des toilettes appelées, « cabines de prestation ». Capotes, douches et parking sont à la disposition des acheteurs avec un souci particulier de protéger leur « anonymat ».

Nous, personnes individuelles et organisations concernées, déclarons que :

Acheter du sexe n’est pas un sport. C’est une exploitation sexuelle qui porte physiquement et psychologiquement atteinte aux femmes, et qui considère leur corps comme une marchandise pouvant être achetée et vendue.

Traiter le corps des femmes comme une marchandise viole les standards internationaux du sport qui promeuvent l’égalité, le respect mutuel et la non-discrimination. Le président de la FIFA J.S. Blatter reconnaît « le rôle prépondérant du sport, et notamment du football comme porteur de messages clairs contre les fléaux qui rongent la société du monde entier.» Comment la Coupe du Monde de Football contribuera-t-elle à éradiquer le fléau de la traite et de l’exploitation sexuelle ?

Les hommes d’honneurs n’achètent pas du sexe car ils respectent la dignité et l’intégrité de l’être humain.

Non à l’organisation de la prostitution durant la Coupe de Monde de Football

Nous, signataires de cette déclaration, demandons que:

Les 32 pays participant à la Coupe du Monde de Football, qui ont ratifié les Conventions et/ou Protocoles contre la prostitution et la traite, s’opposent à la promotion de la prostitution par l’Allemagne, et dissocient publiquement leur équipe de l’industrie de la prostitution.

Les membres des équipes de football rendent publique leur opposition à l’exploitation sexuelle des femmes.

CLIQUEZ ICI POUR SIGNER LA PÉTITION

mai 15, 2006

Les prostituées africaines se préparent pour le mondial 2006

Filed under: Sport et prostitution — cajo @ 11:15

Interview de la camerounaise Amély-James Koh Bela, présidente de l’association Africa Prostitution, à Paris.

[…] À chaque grand événement sportif, on parle de la recrudescence de la prostitution. Mais le problème a réellement pris de l’ampleur avec les Jeux olympiques d’Athènes. La prostitution des Camerounaises en Grèce a quadruplé en moins d’un an. Les filles qui sont parties à Athènes ont envoyé des messages à leurs copines restées au pays pour les encourager à venir. Il y a eu un vrai « effet JO » car la majorité des Africaines parties là-bas ne sont pas revenues. Du coup, au Cameroun, il y a de plus en plus de candidates au départ qui se disent qu’elles vont faire pareil en Allemagne.
[…]

L’interview dans son intégralité : seneweb.com

Signez la pétition contre la traite des femmes

avril 28, 2006

Prostitution Allemagne 2006

Filed under: Sport et prostitution — cajo @ 9:30

Une campagne peut en cacher une autre

L'Allemagne attend quelque 30 millions de visiteurs pour la Coupe du Monde de football qui débutera en juin 2006. Une manne pour les proxénètes d'Europe et d'Afrique, qui se disputent le terrain. « Carton rouge à la prostitution forcée ! » clame une campagne lancée dans le pays en février. Nous voilà rassuré-es : il n'est pas question de priver sportifs et supporters de chair fraîche. Juste de trier le bon grain de l'ivraie. D'un côté, les pauvres étrangères introduites en fraude par les méchants mafieux ; de l'autre, les bienheureuses « travailleuses » des gentils entrepreneurs allemands promoteurs de bordels géants. Et tout ira pour le mieux au paradis de l'industrie du sexe légalisée.

Suite de l'article à lire sur le site des Pénélopes

Signez la pétition contre la traite des femmes

mars 27, 2006

Esclavage moderne

Filed under: Économie — cajo @ 12:52

 

tavail d'esclave nike

Action antipublicitaire à Paris le 27.01.06 Les briqades antipub

 


extrait d’Alternatives Économiques de mars 2004

Toujours plus vite, toujours moins cher.

La pression exercée par les marques de sport sur leurs fournisseurs entraîne des condidtions de travail désastreuses. Loin des normes prévues par leurs codes de conduite.

[…] Phan, 22 ans, travaillant pour Puma : « Bien que nous soyons fatigués, nous n’avons pas le choix, explique-t-elle. Nos salaires de bases sont tellement bas qu’on ne peut pas refuser du travail supplémentaire. Et quand on aimerait se reposer, notre patron nous oblige à travailler ».

« La réalité de ce qui se passe chez un fabriquant de sport est bien éloignée des droits garantis aux travailleurs par la loi ou les engagnements éthiques des grandes marques mondiales. » ONG : Clean Clothes Campain et Oxfam-international

Certains employeurs n’hésitent pas à imposer à leurs salariés de rester douze, seize, voire vingt-quatre heures non-stop en cas d’urgence.

D’ailleurs ce n’est certainement pas un hasard si, dans les neuf usines indonésiennes dans lesquels les associations ont enquêté, près de 90 % des salariés sont des femmes, considérées comme plus dociles par leurs employeurs.

[…] L’externalisation de la production est en effet un des fondements de leur [les multinationales] stratégie. Nike a poussé la logique à son terme : il ne possède aucune usine et a confié toute sa production à des sous-traitants.

[…] Au Honduras, par exemple, deux sous-traitants ont vu le prix d’achat de la douzaine de tee-shirts passer de 3,7 dollars en 2000 à 2,85 dollars en 2003. […] En fait, tout se passe comme si les multinationnales étaient schizophrènes : d’un côté, l’éthique souvent cloisonnée dans un service ad hoc, élaborant chartes, instruments de contrôle, etc., de l’autre, les achats avec leur logique inchangé de moins disant.

[…] De nombreux employés rapportent que les livres de salaires sont fasifiés, que l’usine est nettoyée avant une visite – et même parfois certains ouvriers sont priés de rester chez eux le jour J, mais aussi qu’ils sont entraînés à donner les « bonnes réponses » (une usine chinoise accorde à ceux qui jouent bien leu rôle une prime de 22 dollars !) […]

Franck Seuret Alternatives Économiques

février 10, 2006

Turin 2006 : Olimpiadi ? NO grazie !

Filed under: Turin 2006 — cajo @ 12:00

Noolympiadi-turino1.jpg

Olympiade
2006
Gaspillage
Mensonge
Saccage

février 8, 2006

La flamme olympique harcelée en Italie

Filed under: Turin 2006 — cajo @ 10:18

LE MONDE | 27.01.06 | 15h35

Le parcours de la flamme olympique, qui doit arriver à Turin le 9 février à la veille de l’ouverture des Jeux d’hiver, n’est pas une promenade de santé. L’athlète italienne Eleonora Berlanda l’a vérifié, lundi 23 janvier, alors qu’elle parcourait les rues de Trente, dans le nord du pays. Un commando de huit personnes a surgi de la foule. Un homme encagoulé lui a arraché la torche, avant de détaler avec son précieux butin. Quatre des perturbateurs ont été arrêtés, et la flamme a pu finalement rejoindre son trépied avec vingt minutes de retard.
(…)
Cet incident, qui n’est ni le premier ni sans doute le dernier, est révélateur d’un malaise entretenu autour des JO (10-26 février). Le long voyage de la flamme olympique (11 300 kilomètres en 64 jours) est marqué depuis le départ, le 8 décembre à Rome, par une contestation tenace. Des manifestations ont perturbé la pacifique procession dans 25 villes. Plus on se rapproche du but, plus la tension est palpable.
(…)
Des heurts ont opposé les manifestants à la police à Crémone et à Venise. Les autorités craignent une montée en puissance lors de la traversée du Val di Susa. Cette vallée, qui accueillera 80 % des épreuves olympiques, s’est fait une réputation de rebelle s’opposant, cet automne, aux travaux préliminaires de la liaison ferroviaire Lyon-Turin.
(…)
Les groupes qui harcèlent quotidiennement les porteurs de la flamme ne sont pas des opposants au Jeux eux-mêmes. Militants écologistes, activistes d’extrême gauche ou sympathisants du Parti de la refondation communiste (PRC), ils profitent de l’écho médiatique pour rappeler leur refus de projets comme les lignes à grande vitesse (TAV), le système Moïse de digues mobiles sur la lagune de Venise ou encore le futur pont suspendu sur le détroit de Messine. Dans leur collimateur, surtout, il y a Coca-Cola, l’un des sponsors officiels de Torino 2006.

Depuis 2003, un mouvement de boycottage de la célèbre boisson d’Atlanta a recueilli près de 20 000 signatures en Italie. Les « No Coca » et les « No TAV » ont décidé de faire cause commune, avec le soutien de certains élus locaux. Le maire PRC de Bussoleno, l’une des cités du Val di Susa, a pris un arrêté interdisant la présence de stands, de banderoles, de camions publicitaires aux couleurs de la multinationale américaine lorsque la flamme traversera sa commune, le 5 février. « En Colombie, en Inde et dans le reste du monde, Coca-Cola est symbole de violation des droits de l’homme », a justifié l’élu communiste avant d’inviter les maires des communes voisines à l’imiter.
(…)
Les autorités italiennes et les organisateurs des Jeux ne cachent pas leur inquiétude face à cette contestation très minoritaire mais incontrôlable, qui pourrait troubler la trêve olympique.
(…)
Jean-Jacques Bozonnet

l’article complet ici

février 7, 2006

Le CAJO contre le Dakar

Filed under: Le rallye DAKAR — cajo @ 9:23

Début 2006 le CAJO s’est mobilisé contre le rallye Dakar en participant à l’organisation d’une « semaine contre le dakar » aux côtés de la Vélorution et des dégonflés. Le CAJO organisa un débat « Le Dakar, histoire d’une aventure inhumaine » et remetta le prix de l’indignité humaine à Amaury sport organisation (ASO), organisateur de cette course.

En 2006, une fois de plus, le rallye Dakar a fait trois morts dont deux enfants, Boubacar Diallo et Mohamed Ndaw. Il a de nouveau mis en avant le mépris des pays riches envers les pays du sud et participé à la pollution de la planète.

À écouter : participation d’un membre du CAJO à l’émission Offensive sur Radio Libertaire.
Offensive libertaire et sociale -> Radio -> semaine anti dakar

À voir le site Stop au Dakar

Article paru dans Le Monde du 21.01.2006 :
Le Dakar un terrain de jeu bon marché par Gilles Van Kote.
Extrait : « Dans les années 1980, déjà, le collectif Pa’dak, appuyé par René Dumont, le père de l’écologie, se battait pour faire cesser le massacre. Le CAJO (collectif anti-Jeux olympiques) a pris le relais : ses militants se sont rendus, le 13 janvier, au siège d’Amaury Sport Organisation (ASO), société organisatrice de l’épreuve, pour lui remettre le « Prix de l’indignité humaine », symbolisé par un pneu maculé de sang. Quelques heures auparavant, un jeune Guinéen avait trouvé la mort, renversé par un concurrent du Dakar. Le lendemain, un garçonnet était tué par un camion d’assistance, au Sénégal cette fois. « 

janvier 20, 2006

Bibliographie critique du sport

Filed under: Bibliographie critique du sport — cajo @ 9:32

ARDOINO Jacques, BROHM Jean-Marie (Sous la direction de), Anthropologie du sport. Perspectives critiques (Actes du Colloque International Francophone, Paris – Sorbonne, 19-20 avril 1991), Paris, Andsha/Matrice/Quel Corps ?, 1991.

BAILLETTE Frédéric, BROHM Jean-Marie (Sous la direction de), Traité critique d’Éducation physique et sportive à l’usage de toutes les générations, Montpellier, Éditions Quel Corps ?, 1994.

BAUDRY Patrick, Le Corps extrême. Approche sociologique des conduites à risques, Paris, L’Harmattan, 1991.

BEAULIEU Michel, BROHM Jean-Marie et CAILLAT Michel, L’Empire football, Paris, Études et Documentation internationales, 1982.

BROHM Jean-Marie, Corps et politique, Paris, Éditions Universitaires, 1975.

BROHM Jean-Marie, Critiques du sport, Paris, Christian Bourgois, 1976.

BROHM Jean-Marie, Le Mythe olympique, Paris, Christian Bourgois, 1981.

BROHM Jean-Marie, Jeux olympiques à Berlin, 1936, Bruxelles, Éditions Complexe, 1983.

BROHM Jean-Marie, Sociologie politique du sport, Nancy, Presses Universitaires de Nancy, 1992.

BROHM Jean-Marie, Les Meutes sportives. Critique de la domination, Paris, L’Harmattan, 1993.

BROHM Jean-Marie, Les Shootés du stade, Paris, Paris-Méditerranée, 1998.

BROHM Jean-Marie, Le Corps analyseur. Essais de sociologie critique, Paris, Anthropos/Économica, 2001.

BROHM Jean-Marie, La Machinerie sportive. Essais d’analyse institutionnelle, Paris, Anthropos/Économica, 2002.

BROHM Jean-Marie, PERELMAN Marc, Le Football, une peste émotionnelle, Paris, Éditions de la Passion, 2002.

BROHM Jean-Marie, CAILLAT Michel, Les Dessous de l’olympisme, Paris, La Découverte, 1984.

BUFORD Bill, Parmi les hooligans, Paris, Christian Bourgois, 1994.

CAILLAT Michel, L’Idéologie du sport en France, Paris, Éditions de la Passion, 1989.

CAILLAT Michel, Sport et civilisation. Histoire critique d’un phénomène social de masse, Paris, L’Harmattan, 1996.

COMERON Manuel, GOVAERT Serge, Foot et violence : politique, stades et hooligans. Heysel 1985, Bruxelles, Éditions De Boeck université, 1995.

ESCRIVA Jean-Pierre et VAUGRAND Henri (Textes présentés par), L’Opium sportif. La critique radicale du sport de l’extrême gauche à Quel Corps ?, Paris, L’Harmattan, 1996.

ILLUSIO, n° 1, (« Jeux olympiques-Jeux politiques »), juin 2004.

ILLUSIO, n° 2, (« Les Barbares. Compétition et obsolescence de l’homme »), juin 2005.

JENNINGS Andrew, La Face cachée des Jeux olympiques. Comment on achète les J.O., Paris, L’Archipel, 2000.

Les IrrAiductibles, n°4, (« L’institution du sport »), juin-juillet 2004.

MAITROT ÉRIC, Les Scandales du sport contaminé, Paris, Flammarion, 2003.

MEYNAUD Jean, Sport et politique, Paris, Payot, 1964.

MONDENARD (de) Jean-Pierre, Dopage aux Jeux olympiques. La triche récompensée, Paris, Amphora, 1996.

MONDENARD (de) Jean-Pierre et Quel Corps ?, Drogues et dopage, Paris, Chiron, 1987.

OBLIN Nicolas, Sport et esthétisme nazis, Paris, L’Harmattan, 2002.

OLLIER Fabien, VASSORT Patrick et VAUGRAND Henri (Sous la direction de), Les Cahiers de l’IRSA, n° 2 (« L’Illusion sportive. Sociologie d’une idéologie totalitaire »), Montpellier, février 1998.

PERELMAN Marc, Le Stade barbare. La fureur de spectacle sportif, Paris, Éditions Mille et une nuits, 1998.

PERELMAN Marc, Les Intellectuels et le football. Montée de tous les maux et recul de la pensée, Paris, Éditions de la Passion, 2002.

Quel Corps ? (Ouvrage collectif), Paris, François Maspero, 1978.

Quel Corps ? (Ouvrage collectif), Paris, Les Éditions de la Passion, 1986.

QUEL CORPS ? (Ouvrage collectif), Critique de la modernité sportive, Paris, Les Éditions de la Passion, 1995.

L’ensemble de la revue Quel Corps ?, (janvier 1975-mars 1997), et plus particulièrement :

Quel Corps ?, n° 25 (« La guerre olympique »), juin 1984.

Quel Corps ?, n° 30/31 (« Sociologie du sport »), juin 1986.

Quel Corps ?, n° 34-35 (« Corps symboliques »), mai 1988.

Quel Corps ?, n° 36 (« La barbarie olympique »), septembre 1988.

Quel Corps ?, n° 37 (« Paris-Dakar : massacre sponsorisé »), janvier 1989.

Quel Corps ?, n° 40 (« Football Connection »), juillet 1990.

Quel Corps ?, n° 41 (« Anthropologie du sport »), avril 1991.

Quel Corps ?, n° 43/44 (« Sciences Humaines Cliniques et pratiques corporelles, Tome 1, À nos amis les rats »), février 1993.

Quel Corps ?, n° 44/45 (« Sciences Humaines Cliniques et pratiques corporelles, Tome 2, À nos amis les singes »), mars 1993.

REDEKER Robert, Le Sport contre les peuples, Paris, Berg International, 2002.

SIMSON Vyv et JENNINGS Andrew, Main basse sur les J.O., Paris, Flammarion, 1992.

VASSORT Patrick, Football et politique. Sociologie historique d’une domination, Paris, Éditions de la Passion, 2002.

TSHIMANGA BAKADIABABU Évariste, Le Commerce et la traite des footballeurs africains et sud-américains en Europe, Paris, L’Harmattan, 2001.

janvier 18, 2006

Biographie du « baron »

Filed under: Pierre de Coubertin — cajo @ 9:26

Né en 1863 dans un milieu aristocratique, Pierre de Coubertin délaissa une carrière militaire ou politique et s’intéressa à l’éducation dont il considère le sport comme un élément essentiel. Après plusieurs voyages en Angleterre et aux États-Unis, il s’inspira des valeurs sportives qui y sont enseignées (compétition, dépassement de soi… ) pour prôner la pratique sportive et physique comme un moyen de redressement de l’esprit.Il créa le Comité international olympique le 23 juin 1894 et organisa les premiers jeux olympiques de l’ère moderne en 1896 à Athènes.

L’action et les motivations du « baron » sont intimement liés à ses convictions : l’inégalité des races et la supériorité masculine. Pour lui les jeux olympiques sont un moyen de mettre en avant ses idées et de faire revivre une supposée pureté des athlètes antiques. Il démissionna d’ailleurs en 1925 de son poste de président du CIO en raison de l’entrée des femmes dans l’arêne sous la pression des mouvements féministes.

Il mourut un an après les jeux olympiques nazi de Berlin 1936 qu’il aida à organiser et dont on peut supposer qu’ils furent, pour lui, les plus beaux (voir citation et photo).

Pour mieux cerner l’esprit de ce « colonialiste fanatique », selon ses propres mots, en voici quelques citations :

« Les races sont de valeur différente et à la race blanche, d’essence supérieure, toutes les autres doivent faire allégeance. » cité par Yves-Pierre Boulongne dans « La vie et l’oeuvre pédagogique de P. de Coubertin »

« Comment voudriez-vous que je répudie la célébration de la XIº Olympiade ? (Berlin 1936) Puisque aussi bien cette glorification du régime nazi a été le choc émotionnel qui a permis le développement qu’ils ont connu. »

« Les sports ont fait fleurir toutes les qualités qui servent à la guerre : insouciance, belle-humeur, accoutumance a l’imprévu, notion exacte de l’effort à faire sans dépenser des forces inutiles »

« La théorie de l’égalité des droits pour toutes les races humaines, conduit à une ligne politique contraire à tout progrès colonial. »

De Coubertin et Hitlrer
De Coubertin, en bonne compagnie ?

À lire :

Afrikara : Pierre De COUBERTIN : Le père peu présentable des jeux olympiques modernes …

Wikipédia : Pierre de Coubertin

Pierre de Coubertin : le fasciste du sport, ses pensées, son oeuvre

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