Collectif Anti-Jeux Olympiques | CAJO

octobre 15, 2006

Pékin 2008, l’eldorado du CIO

Filed under: Pékin 2008 — cajo @ 10:27

pékin_2008

L’attribution en 2001 de l’organisation des Jeux olympiques à la plus grande dictature du monde soulève des questions, mais, à y regarder de plus près, ce choix est tout naturel…

Depuis sa création le Comité international olympique (CIO) a désigné les villes hôtes en fonction du retour, en particulier financier, qu’il pourra tirer de ces attributions. Ce besoin de profit, norme du système capitaliste, va de soi pour une organisation obscure regroupant principalement des têtes couronnées, d’anciens diplomates ou encore d’anciens généraux peu pratiquants d’activité physique et vivant dans des conditions bien éloignées de la majorité des hommes et des femmes.

Ainsi pour faire resplendir « l’idéal olympique », le CIO n’a jamais hésité à s’allier aux régimes les plus criminels quand ils lui permettaient de prospérer. Ce furent les jeux olympiques nazis de Berlin en 1936, ceux de Moscou en 1980 et ce seront les jeux de Pékin.

Car la Chine, malgré son ouverture à l’économie de marché, demeure une dictature : exécutant ses opposants en place publique (10 000 exécutions par an selon Amnesty International), pratiquant la torture, l’enfermement arbitraire (250 000 personnes selon A.I.), la répression dans le sang (Tien An Men 1989) et la persécution du peuple tibetain. Mais ces atteintes aux droits de l’Homme n’ont pas effrayé le CIO d’attribuer à ce régime l’organisation des jeux olympiques. Mieux, la débauche de forces de l’ordre allant croissante avec les olympiades, le CIO ne peux que se réjouir de l’organisation de ses jeux dans un état-prison. Il pourra ainsi déverser dans ce « nouvel eldorado économique » la propagande des multinationales qui le sponsorisent avec la complicité des forces armés.

En choisissant la Chine comme pays organisateur des Jeux olympiques de 2008, le CIO a fait, une nouvelle fois, entendre les voix qu’il connaît le mieux : celles du mépris et des profits.

Liens :
Amnesty International : Chine, Jeux olympiques et droits humains

Occupations et persécutions au Tibet :
http://www.france-tibet.org/
http://www.tibet-info.net/

Manifestations de la place Tien An Men : http://fr.wikipedia.org/wiki/Manifestations_de_la_place_Tiananmen

Exécution Tien An Men 1989
1989, exécution de manifestants en marge des évènements de la place Tien An Men

Reporters Sans Frontieres : www.boycottpekin2008.org

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octobre 14, 2006

Pékin 2008 : Expulsions et destructions

Filed under: Pékin 2008 — cajo @ 5:35

Libération le 11 juillet 2006

En vue des JO, Pékin rase gratis

La ville détruit ses vieux quartiers et expulse ses habitants contre des indemnisations indignes.
[…] Après avoir rasé au sol et reconstruit l’équivalent de la superficie de Paris intra-muros, la municipalité de Pékin s’attaque aux derniers quartiers historiques, détruits à la hâte et vidés de leurs habitants.

[…] En mai, un récalcitrant s’est immolé par le feu quand la police a brisé les portes de son magasin et jeté tous ses articles sur la chaussée.

[…] Effectuée au nom des JO, cette «réhabilitation» à la pékinoise consiste à raser au sol les mieux situées des hutong, ces lacis de ruelles dont certaines ont plus de six cents ans, tout en conservant les grands monuments et quelques demeures typiques.

[…] «Celui à qui j’en veux le plus, c’est Samaranch. Pékin n’était pas prête pour les JO. En les lui offrant, il a signé l’arrêt de mort de cette ville.»

Abel SEGRETIN Lire l’article

octobre 12, 2006

Henri Sérandour (CIO et CNOSF) condamné

Filed under: CIO et CNOSF — cajo @ 11:23

Le Monde, le 12.10.2006

« Henri Sérandour, président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), a été condamné jeudi 12 octobre par le tribunal correctionnel de Paris à trois mois de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende pour « prise illégale d’intérêt » dans une affaire concernant un emploi accordé à son épouse.

Henri Sérandour, âgé de 69 ans, se voyait reprocher l’emploi dont avait bénéficié en 2000 et 2001 son épouse, Catherine Poirot, ancienne nageuse de haut niveau, dans une société de communication par ailleurs en contrat avec le CNOSF. […] » (article complet)

Une nouvelle fois un membre du CIO se voit condamné par la justice. Le CIO souhaitera probablement l’exclure cependant vu les soupçons et le nombre d’affaires de ce type, on peut se demander s’il restera bientôt quelqu’un dans la « vénérable » institution olympique.

Seul recours, outre l’appel, pour le président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) : l’amnistie que peut prononcer monsieur Chirac au nom d’une « personne ayant rendu service à la nation, notamment dans le domaine sportif » comme dans l’affaire Guy Drut. Prise illégal d’intérêt ou recel d’abus de confiance (affaire Guy Drut), les belles leçons du sport moderne ?

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