Collectif Anti-Jeux Olympiques | CAJO

juin 15, 2005

Appel à rassemblement anti-JO samedi 2 juillet 2005

Filed under: Actions — cajo @ 8:50

La Mairie de Paris présente sa candidature aux Jeux olympiques de 2012 sous l’angle de l’amour. Et pourtant les événements sportifs se succèdent où les valeurs véhiculées sont la tricherie avec le dopage, la violence sur le terrain ou dans les tribunes, la haine de l’adversaire avec pour seul objectif de l’écraser…Ceci en conformité avec les vraies idées de Coubertin occultées par les idéologues de l’institution sportive, qui disait  » … les JO sont une lutte rude, farouche, ne convenant qu’à des êtres rudes et farouches. Les entourer d’une atmosphère débilitante de conformisme sans passion ni excès, c’est les défigurer, leur enlever toute espèce de signification. Qu’on ne vienne pas parler de jeux accessibles aux femmes et aux adolescents, aux faibles pour tout dire. (…) Comment voudriez-vous que je répudie la célébration de la XIº Olympiade ? (Berlin 1936) Puisque aussi bien cette glorification du régime nazi a été le choc émotionnel qui a permis le développement qu’ils ont connu.  »

Les faits n’enlèvent rien à la bonne image des Jeux olympiques qu’utilisent à leur profit les multinationales ou les politiciens. C’est en effet une caractéristique déjà ancienne que celle qui voit l’adhésion massive des populations à tel ou tel chef. Aujourd’hui, c’est une caractéristique du pouvoir que d’organiser l’adhésion des « citoyens » à un événement soi-disant bénéfique pour tous : « Franchement, qui peut être contre les JO à Paris ? » Obtenir le consensus devient l’objectif, et pour se faire l’absence de choix oblige au plébiscite c’est-à-dire à se soumettre au cadre imposé.

C’est bien sûr le cas de la candidature parisienne avec l’organisation possible des JO 2012. Chacun est sommé d’abandonner tout esprit critique sur les Jeux comme si on était en temps de guerre, où doit prévaloir l’union sacrée. Ainsi en est-il du consensus particulier qui tente de se monter autour de ces JO. Près de 50 000 pandores armés sont d’ores et déjà prévus pour les défendre : il n’est même pas besoin de se demander si l’on pourra penser et vivre librement à Paris à l’ombre de cette « fête ».

Notre opposition aux JO n’obéit pas à la fausse critique poujadiste qui se contente de grogner contre les nuisances : impôts, bruit, odeur… où on veut continuer à vivre sa « vie » étriquée pour qu’elle ne change surtout pas. Ce qui est scandaleux, ce n’est pas tant le coût d’un projet censé concerner tout le monde, ni même qu’une minorité veuille imposer son projet à la majorité. Le scandale est, que dans le même temps, la misère s’étend. Le prestige de la France ? Ce sont toujours les mêmes qui se l’arrogent au détriment de la majorité ; ce prestige sert de paravent à leurs profits divers mais toujours juteux.

La création des emplois ? Un jour, on spécule à la cour de Delanoë : 60 000 a emplois. Un autre, c’est 42 000. Que ne ferait-on pas pour vendre aux Français ces Jeux ! Dans le langage du pouvoir il s’agit d’une « étude économique » : tout ça ressemble beaucoup plus à de l’intox ! C’est plutôt l’exploitation qui va progresser : combien de morts d’ouvriers a-t-on pu recenser sur les chantiers athéniens ? Que sont devenus les sans-papiers qui ont construit le stade de France ? Car rien n’est dit sur la nature de ces emplois qui ressembleront beaucoup plus à de l’esclavage moderne. On se rappelle des milliers de « stadiers » ayant travaillé gratuitement pendant la Coupe du Monde 98.

La préservation du consensus nécessite de taire cette information, de porter le débat (ou le consensus) ailleurs… Mais, parmi les souteneurs de cet édifice olympique figurent des entreprises qui ne sont pas réputées pour leur correction vis à vis de leurs salariés. La logique du profit et de l’exploitation qui anime ce spectacle constitue aussi la raison de notre refus. Lagardère déclarait recemment que « Pierre de Coubertin avait tort quand il disait que l’important c’est de participer, l’important c’est de gagner. » On voit bien que pour eux, en sport comme en affaire, seul le profit compte.

Enfin, l’organisateur de cet événement, le Comité International Olympique, connaît une filiation politique par ses membres qui ne laisse pas place au doute : il s’agit d’une clique d’aristocrates, avec des présidents tous issus des classes aisées, qui agit sans se soucier le moins du monde d’une quelconque « démocratie ». Sa pratique ? corruption maffieuse, liens avec des régimes dictatoriaux comme la Chine ? et son idéologie ? le règne du toujours plus, la hiérarchie, l’ordre ? représentent les véritables « valeurs » de l’olympisme.

Mais, en affirmant qu’il y a consensus ? avec l’appui des médias, des campagnes de pubs… ?, la critique de ces Jeux est écartée d’un revers de main : rien d’autre ne peut plus être pensé. Comment peut-on croire malgré tout que les JO 2012, s’ils ont lieu ici, seront « éthiques » : respectueux de l’environnement et représentant un modèle du genre humain ?

Nous refusons ces mensonges. Ce que nous refusons ici est aussi valable ailleurs : l’olympisme est une idéologie pernicieuse qu’il est nécessaire de combattre avec la plus grande énergie si l’on veut voir disparaître le règne de la lutte de tous contre tous.

Venez protester contre la candidature de la ville de Paris au Jeux olympiques de 2012 :
Rdv à 14h00, le SAMEDI 2 JUILLET
devant le COMITÉ NATIONAL OLYMPIQUE ET SPORTIF FRANÇAIS
1 avenue Pierre de Coubertin 75013 Paris (RER cité Universitaire)

juin 2, 2005

Appel à rassemblement anti-JO samedi 2 juillet 2005

Filed under: NON à Paris 2012 — cajo @ 9:00

La Mairie de Paris présente sa candidature aux Jeux olympiques de 2012 sous l’angle de l’amour. Et pourtant les événements sportifs se succèdent où les valeurs véhiculées sont la tricherie avec le dopage, la violence sur le terrain ou dans les tribunes, la haine de l’adversaire avec pour seul objectif de l’écraser…Ceci en conformité avec les vraies idées de Coubertin occultées par les idéologues de l’institution sportive, qui disait  » … les JO sont une lutte rude, farouche, ne convenant qu’à des êtres rudes et farouches. Les entourer d’une atmosphère débilitante de conformisme sans passion ni excès, c’est les défigurer, leur enlever toute espèce de signification. Qu’on ne vienne pas parler de jeux accessibles aux femmes et aux adolescents, aux faibles pour tout dire. (… ) Comment voudriez-vous que je répudie la célébration de la XIº Olympiade ? (Berlin 1936) Puisque aussi bien cette glorification du régime nazi a été le choc émotionnel qui a permis le développement qu’ils ont connu.  »

Les faits n’enlèvent rien à la bonne image des Jeux olympiques qu’utilisent à leur profit les multinationales ou les politiciens. C’est en effet une caractéristique déjà ancienne que celle qui voit l’adhésion massive des populations à tel ou tel chef. Aujourd’hui, c’est une caractéristique du pouvoir que d’organiser l’adhésion des « citoyens » à un événement soi-disant bénéfique pour tous : « Franchement, qui peut être contre les JO à Paris ? » Obtenir le consensus devient l’objectif, et pour se faire l’absence de choix oblige au plébiscite c’est-à-dire à se soumettre au cadre imposé.

C’est bien sûr le cas de la candidature parisienne avec l’organisation possible des JO 2012. Chacun est sommé d’abandonner tout esprit critique sur les Jeux comme si on était en temps de guerre, où doit prévaloir l’union sacrée. Ainsi en est-il du consensus particulier qui tente de se monter autour de ces JO. Près de 50 000 pandores armés sont d’ores et déjà prévus pour les défendre : il n’est même pas besoin de se demander si l’on pourra penser et vivre librement à Paris à l’ombre de cette « fête ».

Notre opposition aux JO n’obéit pas à la fausse critique poujadiste qui se contente de grogner contre les nuisances : impôts, bruit, odeur… où on veut continuer à vivre sa « vie » étriquée pour qu’elle ne change surtout pas. Ce qui est scandaleux, ce n’est pas tant le coût d’un projet censé concerner tout le monde, ni même qu’une minorité veuille imposer son projet à la majorité. Le scandale est, que dans le même temps, la misère s’étend. Le prestige de la France ? Ce sont toujours les mêmes qui se l’arrogent au détriment de la majorité ; ce prestige sert de paravent à leurs profits divers mais toujours juteux.

La création des emplois ? Un jour, on spécule à la cour de Delanoë : 60 000 a emplois. Un autre, c’est 42 000. Que ne ferait-on pas pour vendre aux Français ces Jeux ! Dans le langage du pouvoir il s’agit d’une « étude économique » : tout ça ressemble beaucoup plus à de l’intox ! C’est plutôt l’exploitation qui va progresser : combien de morts d’ouvriers a-t-on pu recenser sur les chantiers athéniens ? Que sont devenus les sans-papiers qui ont construit le stade de France ? Car rien n’est dit sur la nature de ces emplois qui ressembleront beaucoup plus à de l’esclavage moderne. On se rappelle des milliers de « stadiers » ayant travaillé gratuitement pendant la Coupe du Monde 98.

La préservation du consensus nécessite de taire cette information, de porter le débat (ou le consensus) ailleurs… Mais, parmi les souteneurs de cet édifice olympique figurent des entreprises qui ne sont pas réputées pour leur correction vis à vis de leurs salariés. La logique du profit et de l’exploitation qui anime ce spectacle constitue aussi la raison de notre refus. Lagardère déclarait recemment que « Pierre de Coubertin avait tort quand il disait que l’important c’est de participer, l’important c’est de gagner. » On voit bien que pour eux, en sport comme en affaire, seul le profit compte.

Enfin, l’organisateur de cet événement, le Comité International Olympique, connaît une filiation politique par ses membres qui ne laisse pas place au doute : il s’agit d’une clique d’aristocrates, avec des présidents tous issus des classes aisées, qui agit sans se soucier le moins du monde d’une quelconque « démocratie ». Sa pratique ? corruption maffieuse, liens avec des régimes dictatoriaux comme la Chine ? et son idéologie ? le règne du toujours plus, la hiérarchie, l’ordre ? représentent les véritables « valeurs » de l’olympisme.

Mais, en affirmant qu’il y a consensus ? avec l’appui des médias, des campagnes de pubs… ?, la critique de ces Jeux est écartée d’un revers de main : rien d’autre ne peut plus être pensé. Comment peut-on croire malgré tout que les JO 2012, s’ils ont lieu ici, seront « éthiques » : respectueux de l’environnement et représentant un modèle du genre humain ?

Nous refusons ces mensonges. Ce que nous refusons ici est aussi valable ailleurs : l’olympisme est une idéologie pernicieuse qu’il est nécessaire de combattre avec la plus grande énergie si l’on veut voir disparaître le règne de la lutte de tous contre tous.

Venez protester contre la candidature de la ville de Paris au Jeux olympiques de 2012 :
Rdv à 14h00, le SAMEDI 2 JUILLET
devant le COMITÉ NATIONAL OLYMPIQUE ET SPORTIF FRANÇAIS
1 avenue Pierre de Coubertin 75013 Paris (RER cité Universitaire)

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