Collectif Anti-Jeux Olympiques | CAJO

juin 8, 2006

Tomber comme des mouches

Classé dans : CIO et CNOSF — cajo @ 10:41

Que se passe-t-il dans le beau paysage du sport français ? Jour après jour, nos plus éminents représentants (Guy Drut, Henri Sérandour… ) se voient assigner devant les tribunaux et parfois condamnés dans des affaires de corruption. Le milieu sportif serait-il un vivier de la délinquance, et les vertues moralisatrices du sport une grande supercherie ? Non ? Ben si…
Heureusement notre président est là pour rétablir la justice (affaire Guy Drut).

Henri Sérandour renvoyé en correctionnelle pour prise illégale d’intérêts
AP | 07.06.06 | 14:46
PARIS (AP) — Le président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), Henri Sérandour, 69 ans, doit comparaître le 30 juin prochain devant le tribunal correctionnel de Paris pour “prise illégale d’intérêts”, a-t-on appris mercredi de sources judiciaires.
Membre du Comité international olympique (CIO) depuis septembre 2000, Henri Sérandour est soupçonné d’avoir favorisé l’embauche de sa femme, l’ancienne nageuse de haut niveau Catherine Poirot, par la société de communication Mavickom, devenue Pléyades, rapporte “Le Monde” daté de jeudi.
Cette entreprise a en ensuite décroché un contrat avec le CNOSF pour vendre les billets pour le Tournoi de rugby des Six nations, puis pour participer à la réalisation d’une “fresque de médaillés”, au siège du CNOSF, dans le 13e arrondissement de Paris, selon le quotidien du soir.
Saisis d’une enquête préliminaire en 2004, les policiers ont estimé le préjudice à 1,5 million de francs (225.000 euros). Le parquet de Paris a adressé une citation directe à M. Sérandour qui risque au maximum cinq ans de prison et 75.000, a-t-on précisé de sources judiciaires.
Si Henri Sérandour était condamné, il pourrait être suspendu par le comité éthique du CIO. Ce fut le cas pour Guy Drut, condamné en octobre dernier à quinze mois de prison avec sursis pour avoir bénéficié d’un emploi fictif dans une entreprise de BTP, qui a décroché en contrepartie des marchés de la région Ile-de-France.
En mai, Jacques Chirac a décidé de lui accorder une amnistie au titre de la loi d’août 2002 concernant sur les “personnes ayant rendu service à la Nation, notamment dans le domaine sportif”.
Il a justifié sa décision par la nécessité que la France soit représentée dans les instances olympiques internationales. Elle compte pour l’instant trois membres au CIO: Henri Sérandour, Jean-Claude Killy et Guy Drut, si le CIO décide fin juin de mettre fin à sa suspension, suite à son amnistie.

Pas de commentaire »

Pas encore de commentaire.

Flux RSS des commentaires de cet article. URI de Trackback

Laisser un commentaire

Publié sur WordPress.